Le sol avant l'air
Votre poids écrase le garnissage du sac sous vous : c'est le matelas qui isole du sol. Sa résistance thermique s'exprime en valeur R, mesurée selon la norme ASTM F3340 depuis 2020, ce qui rend les modèles comparables entre marques.
En été au-dessus de 2 000 m, visez une valeur R d'au moins 3. Au printemps et à l'automne, 4 et plus. En hiver sur neige, 5 et plus, souvent en combinant un matelas mousse et un gonflable.
Lire la température d'un sac
Les sacs testés selon la norme ISO 23537 affichent une température de confort et une température limite. Pour un dormeur qui a facilement froid, raisonnez sur le confort, pas sur la limite.
Ces températures supposent un matelas suffisamment isolant et une couche de base sèche : sur un matelas faible, elles ne veulent plus rien dire.
Les gestes qui comptent
- Dîner chaud et gras, en-cas à portée pour la nuit
- Changer de couche de base : dormir dans les habits humides de la journée coûte cher
- Bonnet et chaussettes sèches dédiées à la nuit
- Gourde d'eau chaude dans le sac (bouchon vérifié)
- Ne pas retenir une envie d'uriner : le corps dépense de l'énergie à garder ce liquide chaud
Les erreurs que l'on voit le plus
- Acheter un sac plus chaud au lieu d'un matelas plus isolant
- Dormir dans les vêtements de marche humides
- S'enfermer la tête dans le sac : l'humidité de la respiration mouille le garnissage
Questions fréquentes
Quelle valeur R pour un bivouac d'été en montagne ?
Au-dessus de 2 000 m, les nuits descendent souvent sous 5 °C même en juillet. Une valeur R de 3 minimum est un bon plancher.
Faut-il dormir nu dans son sac ?
Non. Une couche de base sèche et propre est plus confortable et protège le sac de la transpiration.